lundi 10 mai 2010

Partir


Ce soir je pars mes amis

Je me sens aspiré par cette plainte sans voix venue du silence.

Ce soir je regarde la nuit.
Vers un autre pays

Ce soir je pars vers une contrée beaucoup plus obscure que notre vieille Terre
Les nuages y sont eternellement sombres
Des ombres veillent sur nous
Nous observant derrière leur yeux pleurant et tombant comme des fleurs fanées

Plus dur que la pierre, sans fraîcheur ni rosée, mon coeur se durcit mais la nuit me réveille à la vie.
J'entends déjà craqueller un bruit en mon âme éperdue comme une source qui viendrait à naître...

Mais je pars sans regret
Avec un coeur non pas vide mais rempli d'une certitude
Il est temps de partir

La maison au centre de cette contrée est lumineuse
On vous y ouvre la porte laissant passer au fur et à mesure de l'ouverture un peu de lumière
A l'intérieur il y a une forêt
Et les hommes s'y tiennent la main
Pour rêver ensemble par leur souffle lumineux
Pas de baisers ni rien d'autre
Ils s'y donnent tout

Oui il est temps de se bannir pour partir de l'histoire !
Oui il est dans d'ouvrir la porte sur le nuage !
Oui il est temps de partir !

Car aujourd'hui je suis usé par le temps et la vie
Comme un sac de pierre accroché à mon dos
Il me lacère les épaules
Et je ne peux avancer droit à chaque pas

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire